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Une grande étude sur l’insécurité dans les transports franciliens

19 septembre 2019 à 10h51 Par Mikaël Livret
Inédite, cette enquête auprès de 525 000 abonnés Navigo portera sur l'insécurité dans les transports en commun en Île-de-France.
Crédit photo : Common Wikimédia

Lancée ce jeudi 19 septembre, elle s’adresse à 525 000 abonnés Navigo et Imagin’R. Objectif : cartographier les lieux les plus anxiogènes et proposer des solutions.

Le sentiment d’insécurité grandit dans les transports en Île-de-France. « En Ile-de-France, une agression sur quatre est commise dans les transports. C'est aussi là qu'ont lieu 39,5 % des vols sans violence », rappelle dans Le Parisien Sylvie Scherer, directrice de la Mission prévention sécurité de l'Institut Paris Région. 40,9 % des voyageurs disent ainsi avoir peur de subir un vol ou une agression dans les transports ».

L’étude (publiée en octobre) « Victimation et sentiment d'insécurité en Île-de-France » montre que, pour cette année 2019, 40,9 % des voyageurs disent avoir peur de subir un vol ou une agression dans les transports, explique Sylvie Scherer dans le quotidien régional. Certaines catégories de la population seraient plus vulnérable, selon Le Parisien. Etre une femme multiplierait par 3,3 le risque de redouter de prendre les transports en commun. Les habitants de grande couronne seraient aussi plus touchés par ce sentiment. Enfin, habiter la Seine-et-Marne ou le Val-d'Oise, plutôt que Paris, augmenterait de 1,3 la probabilité de se sentir en insécurité.

Les personnes pourront alors indiquer sur une carte les lieux anxiogènes pour eux

Une grande étude sur le sujet est donc lancée ce jeudi 19 septembre auprès de 525 000 abonnés Navigo et Imagin’R. Ceux qui ont transmis leur adresse mail. Cette enquête inédite portera, jusqu'au 13 octobre, uniquement sur l'insécurité dans les transports publics. L’objectif est double pour l'Institut Paris Région, qui pilote ce projet en partenariat avec Île-de-France Mobilités et le ministère de la Transition écologique. Il s’agira d’identifier avec précision les espaces anxiogènes.

Les personnes pourront alors indiquer précisément sur une carte les tronçons de lignes, les gares ou les accès qui leur font peur. Les résultats serviront ensuite à améliorer les solutions sur le terrain, en améliorant éclairage, en déployant plus de médiateurs, d’agents de sécurités ou de caméras de vidéoprotection. Ils permettront aussi d’étendre le dispositif en vigueur sur 11 lignes de bus en Ile-de-France, qui expérimentent la descente à la demande dans les bus de nuit, détail Le Parisien.