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Paris : elle passe 20.000 appels malveillants à son ex rencontré sur Tinder

10 janvier 2019 à 10h46 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Max Pixel

La relation, née d’un échange sur l'application de rencontre Tinder, s’est mal terminée. Depuis, Guillaume est harcelé par son ex petite amie. Elle n’a pas hésité à s’en prendre physiquement à sa fille.

L’affaire Tinder. Tout commence, comme beaucoup d’histoire d’amour à l’heure 2.0, par « un match » sur Tinder. Guillaume, 43 ans, est inscrit sur l’application de rencontres depuis son divorce, à la fin de l’année 2017. Il y fait la connaissance de Mme B., une employée de banque.

Deux mois plus tard, Guillaume met fin à cette liaison. C’est à ce moment là que la vie du quadragénaire va devenir un enfer. Son avocat évoque « plus de 20 000 coups de fil » malveillants passés par Mme B. chez son ex amant ou dans l’un des 6 salons de coiffures qu’il dirige. Depuis, il a dû en fermer deux car les employés se faisaient eux aussi insulter au téléphone.

Les conditions du ­contrôle judiciaire ont été alourdies

Elle s’introduisait aussi dans son immeuble pour y déverser des ordures et n’a pas hésiter à violement frapper la fille de la victime âgée de 13 ans quand, par malchance, c’est elle qui s’est retrouvée à ouvrir la porte. « Dès qu’elle entend du bruit sur le palier, elle a peur », raconte son père dans les colonnes du Parisien, qui a depuis été forcé de déménager.

Convoqué mercredi devant le tribunal, les conditions du ­contrôle judiciaire de Mme B. ont été alourdies, avec l’interdiction de paraître dans le 20e arrondissement de Paris et d’entrer en contact avec les proches ou les salons de Guillaume. Le procès a été renvoyé au 6 mars.