Commerçants, artisans, entrepreneurs, On est là pour vous → communiquez local - en savoir plus
Info locale

Des zones de non-droit pour les femmes dans Paris ?

23 mai 2017 à 16h29 Par Maud Tambellini

La polémique enfle depuis ce week-end au nord de la capitale. Une pétition a été lancée par des habitantes du quartier La Chapelle-Pajol pour dénoncer un sentiment d'insécurité grandissant et l'explosion du harcèlement de rue. Sur Ado on fait le point sur la situation.

Que dénoncent les habitantes du quartier La Chapelle-Pajol ?

Direction le nord de Paris à cheval entre les 10ème et 18ème arrondissement. Depuis plusieurs mois, au vu de tous, les trafics se seraient multipliés dans ce quartier ; entre vente de cigarettes, de faux-papiers et même de drogue à même le trottoir. En prime alors que la capitale a du mal à faire face à l’afflux de migrants, certaines dormiraient aussi à même le macadam dans le quartier. Résultat une omniprésence masculine dans les rues du quartier.

Mais ce n’est pas seulement cela que dénoncent les habitantes de La Chapelle-Pajol. Dans une pétition lancée en ligne et qui a déjà recueilli plus de 20 000 signatures, elles parlent d’insultes sur leurs passages dans toutes les langues, d’un alcoolisme compulsif pour oublier les quotidiens mais fait oublier aussi aux hommes leurs bonnes manières. Et certaines d’entre elles n’osent désormais plus passer par là.

En tout cas à peine la pétition lancée en ligne, la mairie de Paris a annoncé un renforcement de la sécurité dans le secteur et des opérations de police ont eu lieu tout le week-end.

Vous sentez-vous en sécurité en Île-de-France ?

Sur Ado on a tendu notre micro aux femmes dans les rues de la région. On a voulu savoir si globalement elles se sentaient en sécurité ou si elles évitaient elles aussi certains endroits.

On a notamment rencontré Amandine, 21 ans qui habite à Villeneuve-Saint-George. Elle nous a confié avoir parfois peur le soir tombé de rentrer chez elle depuis Paris si elle est toute seule. Mais elle l’admet, c’est d’avantage un sentiment de peur qu’une réalité. Personnellement elle n’a jamais eu de souci.

On a aussi rencontré Salomé 22 ans qui habite en Essonne. Et si elle se sent plutôt en sécurité, c’est surtout grâce à elle. En effet elle nous a confié éviter les jupes et les shorts dans les transports, surtout quand elle sort tard le soir. Et si elle en porte occasionnellement, elle prévoit toujours une tenue de rechange comme un jogging pour rentrer en RER.

A noter concernant vos transports, pour éviter d’attendre trop longtemps seule dans la nuit le bus, les lignes Noctilien vont être renforcées.

Maud Tambellini.