La réforme des retraites a instauré un recul progressif de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Pour autant, certains métiers continuent de bénéficier d’un départ anticipé grâce à leur dangerosité, leur pénibilité ou leur régime particulier. Découvrez quels sont ces métiers et dans quelles conditions il est possible de partir plus tôt.
Métiers considérés à risques ou pénibles
Certains professionnels exposés à des environnements ou des missions particulièrement dangereuses ou éprouvantes bénéficient d’un départ anticipé. Ils sont répartis en deux grandes catégories :
Professions dangereuses
Les policiers, sapeurs-pompiers, agents pénitentiaires et militaires figurent parmi les métiers à risques. Les conditions d’exercice justifient un départ plus tôt, à partir de 59 ans. Avant la réforme, certains pouvaient même partir dès 57 ans.
Professions pénibles
Plusieurs métiers considérés comme « pénibles » donnent accès à un départ anticipé. Les aides-soignants, égoutiers, aiguilleurs du ciel, ou encore les douaniers, sont par exemple concernés. Selon la profession, l’âge légal peut être fixé à 54 ou 59 ans.
Carrières longues : partir avant 64 ans selon l’âge de début de carrière
Certains travailleurs ayant commencé à travailler très jeunes peuvent partir avant l’âge légal. La réforme a redéfini des paliers liés à l’âge de début de carrière :
- Début de carrière avant 16 ans : départ possible à 58 ans.
- Début de carrière entre 16 et 18 ans : départ possible à 60 ans.
- Début de carrière entre 18 et 20 ans : départ possible à 62 ans.
- Début de carrière avant 21 ans : départ possible à 63 ans.
Personnes en situation de handicap
Les travailleurs justifiant d’une incapacité permanente ou d’un handicap reconnu peuvent également prendre leur retraite plus tôt. Deux cas de figure existent :
- Incapacité permanente de 50 % ou plus : droit à la retraite à 55 ans.
- Incapacité permanente d’au moins 10 % (accident de travail ou maladie professionnelle) : départ possible à partir de 60 ans.
Régimes spéciaux : un départ anticipé encore possible
Certaines entreprises ou administrations disposaient historiquement de régimes spéciaux, permettant un départ plus tôt. Bien que progressivement harmonisés avec le régime général, des exceptions existent encore pour les salariés embauchés avant septembre 2023 :
- RATP, EDF, Banque de France : avantages conservés pour les embauchés avant la date limite.
- SNCF : conducteurs de train peuvent théoriquement partir entre 50 et 52 ans, tandis que les employés sédentaires peuvent partir dès 55 ou 57 ans.
La pénibilité du travail et la réalité des salariés
D’après une étude, plus d’un tiers des salariés en France estiment qu’ils ne pourront pas maintenir leur activité professionnelle jusqu’à 64 ans. Les difficultés se font particulièrement ressentir chez les caissiers (66 %) et les employés de banque (61 %).
Conclusion
La réforme des retraites a bel et bien fixé l’âge légal de départ à 64 ans, mais certains dispositifs autorisent un départ plus précoce. Les métiers à risques, la pénibilité, les carrières longues, le handicap ou encore la conservation de régimes spéciaux sont autant de situations permettant de partir plus tôt. Ces aménagements spécifiques soulagent les catégories de travailleurs pour lesquelles l’allongement de la durée de travail s’avère particulièrement difficile.
Alexandreest notre rédacteur senior, spécialisé dans les reportages vidéo et les interviews exclusives. Avec une formation en communication et une passion pour les histoires humaines, il apporte une dimension visuelle et émotive à nos contenus.
Métiers qui devraient faire partie de la liste et la restauration.
Bonjour
Quand je vois que le métier d’employé de banque est pénible, je m’interroge…..
Quid des coiffeurs debout toute la journée, quid des boulangers, quid des couvreurs ou autres artisans du BTP.
De manière plus générale, je ne comprends pas cette méthode de calcul pour les départs à la retraite.
On veut mesurer ce que l’on a fait à partir de ce que l’on est. Cela n’a rien à voir.