Ted Bundy, Charles Manson, Hannibal Lecter… Les grands psychopathes de l’histoire, qu’ils soient réels ou fictifs, fascinent autant qu’ils effraient. Leur pouvoir de manipulation repose non seulement sur leurs paroles et leurs actes, mais aussi sur des détails subtils que nous ignorons souvent. Et si un simple coup d’œil suffisait à démasquer une personne aux traits psychopathiques ?
Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université McGill au Canada et relayée par Susan Krauss Whitbourne, professeure en psychologie et en sciences du cerveau à l’Université du Massachusetts, certains éléments du langage corporel pourraient trahir la psychopathe qui sommeille chez certains individus.
Le lien entre posture et traits psychopathiques
Soren Wanio-Theberge et Jorge Armony, auteurs de l’étude, ont cherché à établir un lien entre le langage corporel et les émotions. Par exemple, lever les poings témoigne de la colère, tandis qu’un torse qui recule peut indiquer la peur.
Mais au-delà de ces gestes évidents, certaines postures pourraient en dire bien plus sur la personnalité d’un individu. Les chercheurs avancent que les psychopathes adoptent naturellement une posture ouverte, stable et affirmée, une position qui leur permet d’imposer leur présence et d’intimider leur entourage.
Une étude sur plus de 600 participants
Pour vérifier cette hypothèse, les scientifiques ont mené cinq expériences impliquant plus de 600 étudiants. Ces participants ont soit soumis des photos d’eux, soit été observés en laboratoire afin que leur posture soit scrutée en détail. Par la suite, ils ont rempli un test de personnalité évaluant certains traits liés à la psychopathie.
Les résultats sont sans équivoque : les individus adoptant une posture droite et dominatrice obtenaient des scores élevés dans des catégories telles que :
- La manipulation
- Le machiavélisme
- L’autopromotion
- La compétitivité
- La croyance en une hiérarchie sociale stricte
Et même lorsque ces participants modifiaient leur posture sous demande, ces traits de personnalité demeuraient prédominants.
Une posture qui favorise la domination sociale
Les chercheurs expliquent que cette posture dominante projette une image de force et de contrôle, ce qui entraîne des réactions sociales valorisantes. En d’autres termes, ces individus perçoivent la soumission comme « intolérable » et utilisent donc leur corps pour s’imposer.
En agissant ainsi, ils cherchent à prendre l’ascendant sur autrui pour maximiser leur accès aux ressources disponibles, quitte à utiliser l’intimidation.
Des résultats à nuancer
Cependant, Susan Krauss Whitbourne tient à souligner les limites de cette étude. Le groupe de participants était composé essentiellement d’étudiants, et la méthode employée était uniquement corrélationnelle. Il est donc risqué d’extrapoler ces conclusions à l’ensemble de la population.
Malgré cela, il peut être utile d’être vigilant lors d’une interaction avec quelqu’un qui semble chercher à imposer sa présence. La prochaine fois que vous rencontrerez une personne adoptant une posture excessivement dominante, posez-vous la question : est-ce simplement une question de confiance en soi, ou y a-t-il autre chose derrière ?
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Alexandreest notre rédacteur senior, spécialisé dans les reportages vidéo et les interviews exclusives. Avec une formation en communication et une passion pour les histoires humaines, il apporte une dimension visuelle et émotive à nos contenus.
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