Les deux millions de foyers qui profitent encore de l’option EJP viennent de recevoir une nouvelle qui chamboule leur organisation : depuis le 1ᵉʳ février 2026, le coût de l’électricité facturée hors périodes de forte demande grimpera de 25 %. Pour les familles qui avaient bâti leur budget sur ce tarif jugé avantageux, c’est un véritable séisme financier.
La refonte de l’option EJP : ce qui vous attend
- Sur les 343 jours dits « normaux », le prix du kilowattheure passera de 0,1418 € à 0,1781 €, soit une hausse de 25 %.
- Durant les 22 jours de pointe, le tarif baissera fortement : 0,3440 € contre plus d’1 € auparavant. Cela représente environ 25 % du montant actuel sur ces journées.
- La période d’application reste identique : les jours de pointe se répartissent majoritairement entre décembre et mars, souvent par vagues de deux ou trois jours consécutifs.
- Les abonnements mensuels ne changent pas pour l’instant, mais une révision est déjà envisagée pour 2027.
Un impact direct sur le budget des ménages
Pour une consommation annuelle de 9 000 kWh – typique d’une maison chauffée à l’électricité – la facture pourrait augmenter d’environ 300 € par an si la majorité de l’usage reste concentrée sur les jours normaux. Dans des foyers où le budget énergie dépasse déjà 10 % des revenus, cette hausse est comparable à un mois de courses alimentaires.
Les profils les plus vulnérables sont :
- Les seniors vivant dans des logements anciens, mal isolés.
- Les aidants familiaux qui gèrent des appareillages médicaux (lits motorisés, concentrateurs d’oxygène, etc.).
- Les familles nombreuses dont la consommation d’eau chaude et le chauffage pèsent lourd.
Sandrine, aidante en région Centre, confie : « Nous avions tout calculé pour préserver nos parents. Avec cette hausse, il faudra réduire le chauffage ou rogner ailleurs. » Son témoignage n’est pas isolé : des associations d’aide aux consommateurs rapportent déjà une recrudescence d’appels pour simuler l’impact de la nouvelle grille tarifaire.
Les raisons officielles de cette évolution tarifaire
La Commission de régulation de l’énergie explique cette décision par plusieurs facteurs :
- Répartition de la consommation : inciter les usagers à moins concentrer leurs économies sur quelques journées, afin de lisser la demande.
- Modernisation du réseau : financer les investissements nécessaires au développement des compteurs communicants et à l’intégration des énergies renouvelables.
- Sécurité d’approvisionnement en hiver : réduire les pics extrêmes qui mobilisent des centrales thermiques coûteuses et émettrices de CO₂.
En clair, le message est : moins de rabais permanents, plus d’incitations ponctuelles à baisser la consommation pendant les pics.
Comparer EJP, Tempo et les autres offres : comment choisir ?
À la lumière de cette refonte, chaque foyer doit examiner ses habitudes.
- EJP : intéressant pour ceux qui peuvent réduire drastiquement leur consommation lors des 22 jours de pointe (ex. foyer équipé de poêles à bois, eau chaude hors réseau électrique).
- Tempo : six codes couleur, avec 300 jours « bleu » bon marché, 43 jours « blanc » plus onéreux et 22 jours « rouge » très chers. Mieux adapté si l’on dispose d’une souplesse quotidienne et d’appareils programmables.
- Tarifs heures pleines/heures creuses : solution sans surprise pour les consommateurs réguliers, mais l’écart entre heures reste modeste (souvent 2 à 3 cts).
- Offres indexées sur le marché : parfois compétitives, mais sensibles aux fluctuations des prix de gros.
Un audit de la consommation – relevés sur 12 mois, insertion des nouveaux tarifs – s’impose pour déterminer l’offre la moins coûteuse.
Les pistes pour limiter la facture
- Installer un thermostat connecté : jusqu’à 15 % d’économies en optimisant le chauffage pièce par pièce.
- Programmer les gros appareils (lave-linge, ballon d’eau chaude) en heures creuses ou sur les créneaux non facturés cher.
- Améliorer l’isolation des combles : 25 à 30 % des déperditions de chaleur proviennent de la toiture.
- Investir dans des radiateurs performants (inertie, pompe à chaleur air/air) pour réduire la dépendance à l’option tarifaire.
- Participer aux opérations de délestage volontaire proposées par certains fournisseurs, rémunérées en bons d’achat ou réductions.
À retenir
La hausse de 25 % sur le tarif EJP, prévue le 1ᵉʳ février 2026, bouleverse l’équilibre budgétaire de nombreuses familles. Entre adaptation des usages, rénovation énergétique et comparaison d’offres, chacun devra trouver la combinaison qui limite l’impact financier. Anticiper dès maintenant permet d’éviter les mauvaises surprises quand les nouvelles grilles s’appliqueront réellement.
Alexandreest notre rédacteur senior, spécialisé dans les reportages vidéo et les interviews exclusives. Avec une formation en communication et une passion pour les histoires humaines, il apporte une dimension visuelle et émotive à nos contenus.


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