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Info générale

Vous n’échapperez pas au service national universel !

04 octobre 2017 à 08h00 Par Bertrand Loppin

C’était une promesse de campagne d‘Emmanuel Macron. La secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées a annoncé qu’il pourrait être expérimenté à partir de 2019. À quoi faut-il s’attendre ?

Le service militaire obligatoire avait été supprimé en 1997 par Jacques Chirac. Ce dernier souhaitait alors professionnaliser les armées. Vingt ans plus tard, le dossier semble revenir sur la table. Le service national universel pourrait être expérimenté en 2019. La nouvelle a été annoncée par Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées. Il semblerait bien que ce qui n’était qu’une promesse de campagne d’Emmanuel Macron lors des élections présidentielles se concrétise peu à peu.

Déjà, le 14 juillet dernier, le chef de l’état avait annoncé la création d'une commission chargée de plancher sur la question. Mais, à l’époque, aucun calendrier de travail précis n’avait été fixé. Aujourd’hui, cette commission va vraiment débuter ses travaux. Ses membres devraient être nommés dans le courant du mois d’octobre. On y trouvera les représentants des ministères concernés, des responsables de la jeunesse, des parlementaires et différentes personnes qualifiées. Cette commission rendra ensuite ses conclusions dans le courant du printemps 2018. Ensuite, le président de la République et le Premier ministre planifieront une phase d'expérimentation dans le courant de l’année 2019.

À quoi ressemblera ce service national universel ? Lors de sa campagne électorale, Emmanuel Macron avait évoqué un service national obligatoire d'une durée d'un mois. Il avait ainsi souhaité que chaque jeune Français aille à la rencontre de ses concitoyens et fasse l'expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine. Il avait précisé que ce service national universel serait encadré par les armées et la gendarmerie nationale et s'adresserait aux jeunes femmes et aux jeunes hommes aptes de toute une classe d'âge, soit environ 600.000 jeunes par an. Le futur chef de l’état avait donné d’autres précisons. Pour lui, ce temps de service militaire universel doit intervenir dans les trois ans qui suivent le 18e anniversaire de chacun. Il doit permettre aussi de disposer, en cas de crise, d'un réservoir mobilisable complémentaire de la Garde nationale. Il doit encore servir à détecter les difficultés, notamment l'illettrisme, et proposera une mise à niveau scolaire des appelés lorsque cela sera nécessaire.

Reste à savoir si la commission suivra ces grandes lignes. De son côté, la secrétaire d'État souhaite notamment que ce service « forme des jeunes qui soient protecteurs du pays ». Ils pourraient y apprendre « les gestes qui sauvent, la conduite à tenir en cas de cataclysme, d'attentat et d'état de guerre ». Pour ceux qui auraient envie de devancer l’appel, les pompiers de Paris recrutent.