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Rédaction

Un premier mort en France à cause de la drogue NBOMe

12 juin 2017 à 18h13 Par Rédaction

C'est une drogue dont on a encore du mal à connaitre sa réelle toxicité. Alors que plusieurs décès ont déjà été recensés à l'étranger, c'est la première fois qu'on en entend parler en France.

Qu’est ce que ce NBOMe ?

Il s’agit d’un puissant psychédélique découvert en 2003 par un chimiste allemand. A faible dose, il permettrait d’exacerber ses sens et de procurer un certain sentiment de bien-être. Mais à plus forte dose, il serait responsable de convulsions, de paranoïa, de coma et même de mort. Et le problème c’est que ce NBOMe, encore très peu connu du grand public est souvent confondu avec une autre drogue d’où des erreurs de dosage.

C’est ce qu’il s’est produit en France. On vient de l’apprendre mais fin avril-début mai, une jeune anglaise est morte à l’hôpital de Lariboisière à Paris après 11 jours de coma. Lors d’une soirée dans l’appartement d’une amie, elle s’était vue proposer une poudre blanche qu’elle aurait confondu avec de la cocaïne. L’amie en question qui lui a fourni la drogue a été mise en examenet placée sous contrôle judiciaire pour "infraction à la législation sur les stupéfiants" et "homicide involontaire".

Une drogue assez récente en France

Dans l’Hexagone, la première fois qu’on a entendu parler du NBOME c’était en 2013. Attention néanmoins cette drogue est parfois aussi appelée « mescaline synthétique » sur internet où elle est vendue à bas prix. Et si c’est le premier décès enregistré en France, les médecins n’en sont pas moins inquiets. Depuis trois ans le nombre de patients admis après la prise de cette molécule aurait nettement augmenté. Plus grave, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, une patiente a été admise pour une crise d’angoisse des mois après la prise de NBOMe.

A noter que la drogue a affecté en premier lieu les Etats-Unis et l’Australie avant de gagner l’Europe. Dans les discothèques de Melbourne où elle aurait libre circulation, on a rapporté trois décès et 20 hospitalisations.

En tout cas en matière de drogue, tout le monde est mobilisé. Et même des lycéennes américaines qui viennent d’inventer une paille anti-drogue du violeur.

Maud Tambellini