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Info générale

Trop de conducteurs accros à leurs téléphones !

30 mai 2017 à 17h35 Par Maud Tambellini

Vers des sanctions plus dures contre le téléphone au volant? La sécurité routière envisagerait en effet de demander au ministère de l'intérieur de verbaliser d'avantage les automobilistes après une étude sortie ce matin. Elle montre un usage encore très prononcé du mobile dans la voiture.

Une étude inédite de la Prévention routière

Une enquête a été menée en France de janvier à mars dans 80 communes. Les bénévoles de l’association Prévention routière ont passé au crible plus de 20 000 véhicules en circulation. Et le constat est sans appel.

7% des conducteurs ont été vus au téléphone alors que leur voiture roulait. 9% quand la circulation routière était dense. 13% au moment où leur voiture marquait un arrêt à un feu ou un stop. Et 7,3% encore en croisant un passage piéton.

Et parmi les conducteurs adeptes de ces mauvaises pratiques, 29,8% envoient des textos au volant. Plus de 39% passent un appel. Et 10,6% utilisent néanmoins un kit main libre.

Près d’un accident sur dix lié au téléphone

Près d’un accident corporel sur dix serait en effet lié à l’utilisation du portable au volant. En France son usage est interdit en conduisant, que ce soit avec le portable tenu en main que l’utilisation d’une oreillette ou d’écouteurs. Et ce que vous soyez en voiture, à vélo, en scooter en libre service ou en moto. L’amende forfaitaire est de 135 euros accompagnée d’un retrait de trois points du permis de conduire. En 2015, 956 000 points de permis ont ainsi été retirés soit plus de 300 000 personnes verbalisées.

Pour enrayer le phénomène, la délégation interministérielle à la Sécurité routière envisagerait donc de demander au ministre de l'Intérieur de verbaliser davantage les mauvais conducteurs. L’association 40 millions d’automobilistes a déjà réagi et fait savoir qu’elle était contre une aggravation des sanctions ; d’autant que son aspect dissuasif n’a pas été prouvé. Elle préconise à l’inverse la mise en place de stages de sensibilisation spécifiques en alternative à la sanction.

En tout cas le problème est loin d’être spécifique à la France. L’Italie réfléchirait actuellement à une suspension de permis de trois mois si un conducteur récidive après avoir été sanctionné une première fois.

Maud Tambellini