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Sadek tabassé en prison : attention, fake news ! (Vidéo)

24 février 2020 à 22h41 Par Bertrand Loppin
Radek se retrouve victime d'une fake news
Crédit photo : Rec 118

Depuis quelques jours, une vidéo a été mise en ligne montrant un détenu tabassé par d’autres. La victime est présentée comme étant Sadek. Or, Il n’en est rien, selon les investigations menées par le journal Le Progrès. Explications.

Un nouvel épisode vient de s’ajouter à l’affaire judiciaire dans laquelle Sadek est impliqué depuis maintenant plusieurs jours. Dans la nuit du 10 au 11 février dernier, Sadek a agressé le bloggeur Bassem Braîiki. Sadek a mis en ligne cette agression, une vidéo d’une extrême violence. Il a expliqué son geste par le fait que ce bloggeur avait provoqué l’annulation d’un de ces concerts qu’il devait donner en région lyonnaise. Suite à ces faits, Sadek a été interpellé et placé en détention provisoire. Il se trouverait actuellement incarcéré à la prison de Lyon Corbas.

Mais, depuis la semaine dernière, une vidéo a été mise en ligne et affole la toile. Sur cette vidéo filmée depuis une cellule, on peut découvrir plusieurs détenus en train de frapper un homme au sol. Cet individu est présenté comme étant Sadek. La vidéo est d’ailleurs intitulée « Sadek se fait tabasser en prison ». Plusieurs internautes ont émis des doutes sur l’identité de la victime. Certains ont également contesté qu’elle ait été tournée dans la maison d’arrêt de Lyon Corbas. 

De son côté, le journal régional Le Progrès a mené son enquête et il est formel, cette vidéo est une fake news. Ce journal a pris contact avec un représentant syndical du personnel pénitentiaire de la maison d’arrêt de Corbas. Selon, ce dernier, il n’y aurait eu aucun incident de ce genre ces derniers temps. Pour lui, le détenu tabassé ne serait pas Sadek, il s’agirait d’un homonyme. Il pense également que les images n’ont pas été tournées à Corbas. Enfin, il précise que ce type d’incident est quasiment impossible du fait que l’administration pénitentiaire place la plupart du temps à l’isolement les détenus qui sont des personnalités publiques. Le Progrès a également sollicité l’avocat de Sadek pour avoir plus de précisions mais ce dernier n’a pas donné suite.