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Info générale

Médecine : des amphis plein à craquer !

12 juin 2017 à 19h49 Par Bertrand LOPPIN

C'est le premier couac du système APB crue 2017. Le nombre de candidats en fac de médecine est supérieur aux places disponibles. La procédure du tirage au sort a donc été utilisée provoquant un tollé. La ministre de l'enseignement supérieur promet de trouver une solution.

Jeudi dernier, les résultats du premier tour d’admission post bac sont tombés et avec en prime une bien mauvaise surprise pour les candidats en fac de médecine en ile de France. En effet, sur 8654 postulants ayant formulé comme premier vœu d’orientation post bac une licence de santé, 857 ont découvert qu’ils sont sur liste d’attente alors qu’ils remplissaient toutes les conditions administratives requises. Ils ont été éliminés après un tirage au sort faute de place…

Aussi étonnant que cela puisse paraître, l’entrée à la fac par tirage au sort est un procédé est désormais légal grace à une circulaire prise en catimini fin avril, juste entre les deux tours des élections présidentielles. Jusqu’à présent le tirage au sort avait été utilisé essentiellement pour la filière Staps en surtension. C’est en revanche une première pour la santé. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la pilule ne passe pas. Le concours très sélectif de première année rend encore plus absurde cette sélection par tirage au sort. 

Face à la tension qui monte, la ministre de l’enseignement supérieur Frédérique Vidal promet que les étudiants qui veulent faire médecine en Ile de France pourront faire médecine en ile de France. Elle a demandé aux présidents d’universités de trouver des solutions pour accueillir plus d’étudiants. Ainsi une solution d’admission devrait être proposée lors de la deuxième phase d’APB le 26 juin prochain

Pour autant, les conditions d’études risquent d’être particulièrement sportives car il n’y a pas de miracle. Les présidents d’université vont dans un premier temps faire du surbooking espérant ensuite qu’une partie des admis ne se présenteront pas. Ensuite, il faudra composer avec les amphis bondés et les cours retransmis via des solutions numériques… Des perspectives qui laissent présager des conditions d‘études inoubliables... Les nerfs des futurs étudiants n’ont pas finis d’être mis à rude épreuve.

Bertrand LOPPIN