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Julie, 16 ans, première adolescente victime du coronavirus en Île-de-France

27 mars 2020 à 10h06 Par Mikaël Livret
La jeune lycéenne était originaire de l'Essone
Crédit photo : Common Wikimédia

L’adolescente originaire de l’Essonne aurait succombé à une forme grave du virus. Selon le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, c’est "extrêmement rare" chez les jeunes.

Elle avait juste une toux. C’est ce que répète Sabine, sa mère, auprès de l’AFP. Tout est allé très vite et elle ne comprend pas vraiment comment cela a pu arriver. Un drame qu’aucun parent ne souhaiterait vivre.

Julie, 16 ans, tousse un peu depuis quelques jours. Elle se soigne avec des inhalations et du sirop. Sans problèmes de santé particuliers, la situation n’alarme pas sa maman. "Depuis le début, on nous dit que le virus ne touche pas les jeunes. On l'a cru, comme tout le monde", ajoute Manon, la sœur aînée de Julie, dans les colonnes du journal Le Parisien.

Tout s’accélère samedi 21 mars. Julie avait du mal à reprendre son souffle. Les quintes de toux se sont aggravées et l’adolescente commence à ressentir des essoufflements. Elle consulte alors un médecin généraliste le lundi. Il décide d'appeler le Samu.

Combinaison intégrale, masque de protection et assistance respiratoire, la jeune fille est transportée vers l’hôpital de Longjumeau. Un test au Covid 19 est pratiqué. Son état se détériore dans la soirée et elle est conduite en urgence à Paris, à l’hôpital Necker pour enfant malade. Deux autres tests au Covid 19 sont pratiqués, sans attendre le retour du premier effectué dans l’Essonne. Les deux reviennent négatifs.

Une marche blanche et rouge est prévue

Une bonne nouvelle célébrée par le personnel médical. "On ouvre la porte de la chambre, les infirmières ne mettent plus de blouse, le médecin lève le pouce pour me dire c'est bon", raconte Sabine, sa mère. Probleme le premier test pratiqué à Longjumeau revient positif ! Quelques heures plus tard, l’état de Julie se dégrade et elle doit être intubée. Elle ne survivra pas à la procédure.

Sa mère et sa sœur n'ont pas pu récupérer les affaires de la jeune fille car tout doit être brûlé par précaution. Elles ont seulement pu garder une chaîne de baptême et un bracelet. Les modalités de l’enterrement doivent être décidées en une heure. Si Sabine comprend les circonstances particulières de l'épidémie, "il faudrait un peu plus d'humanité", estime-t-elle auprès du quotidien.

Un instant de recueillement est prévu dans le lycée de la jeune fille le jeudi 4 mai, jour de la rentrée, si tout va bien. Après une minute de silence, une marche blanche et rouge est prévue.