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Artistes

Booba - Kaaris : les deux rappeurs dorment en prison !

04 août 2018 à 02h05 Par Aurélie AMCN
Crédit photo : Kaaris, samedi 4 août 2018 - photo Swigg

Ce vendredi, deux jours après leur bagarre à Orly, Booba et Kaaris étaient présentés au tribunal correctionnel de Créteil.

La bagarre entre Booba et Kaaris au beau milieu de l’aéroport de Paris-Orly a fait beaucoup de bruit. Les images de la violente altercation de mercredi dernier ont choqué de nombreux Français. 

Peu de temps après les faits, les deux rappeurs et leurs proches ont été placés en garde à vue. Dans la foulée, des plaintes ont été déposées pour troubles de l’ordre public, préjudices d’images et préjudices financiers ainsi que pour mise en danger de la vie d’autrui. C’est ce vendredi 3 août, en fin de journée, que Booba et Kaaris ont été emmenés au tribunal de Créteil.

Peu après 21h30, dans la salle d’audience du tribunal où règne une chaleur pesante, le président demande aux prévenus s’ils souhaitent le renvoi de l’affaire au 6 septembre. La grande majorité souhaite être jugée dès vendredi soir, dont Booba et Kaaris, souvent contre l’avis de leurs avocats. Les artistes ont été installés dans deux cages de verres, accompagnés des autres prévenus. 

C’est Booba qui s’exprime ensuite : « Ce qui est arrivé à Orly est inexcusable et impardonnable ». Il ajoute que s’il avait pu savoir que Kaaris était à l’aéroport, il aurait « changé de vol ». Kaaris l’écoute sans réaction particulière. Booba s’engage à payer la moitié des dommages et intérêts aux parties civiles.

La procureure décrit l’affaire comme « grave » et requiert la détention provisoire pour six personnes, dont Kaaris et Booba. Il est aux alentours de 23h00.

Peu avant minuit, Booba déclare : « Je pense qu’entre moi et le rappeur Kaaris l’abcès a été crevé ». Kaaris prend également la parole : « Tout cela est regrettable, tout est terminé,  c'est apaisé ».

Ces déclarations précédent une suspension d’audience. Dans quelques minutes, les prévenus et leurs avocats sauront si, en attendant le renvoi du procès en septembre, le contrôle judiciaire réclamé par la défense sera préféré à la détention provisoire demandée par la procureure.

1h30 du matin, la décision de justice est communiquée par le juge, sous les insultes d’une dizaine de personnes présentes dans la salle d’audience  : l’ensemble des prévenus restera en détention provisoire jusqu’au 6 septembre prochain, date de report du procès. Quelques heures plus tard, Booba et ses proches seront incarcérés à Fleury-Mérogis. Kaaris et les siens seront emmenés à la prison de Fresnes.