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Info générale

Boire de l’alcool nous rendrait meilleur en langues étrangères !

24 octobre 2017 à 10h50 Par Bertrand Loppin
Crédit photo : www.pixbay.com

Une étude montre qu'une faible quantité d'alcool améliorerait notre capacité à nous exprimer dans une autre langue. Mais attention, à l’inverse, une surconsommation reste totalement contreproductive…

Maîtriser une langue étrangère n’est pas toujours facile. Fort heureusement, les nouvelles technologies devraient prochainement améliorer les choses avec les écouteurs traducteurs lancés par Google. En attendant, des scientifiques viennent de faire un constat assez étonnant. Il semblerait que l’on parle un peu mieux une langue étrangère après avoir bu un ou deux verres… Leur étude vient d’être publiée dans la revue spécialisée « Journal of Psychopharmacology », 

Ainsi, des chercheurs de l’université de Liverpool, de l’université de Maastricht et du King’s College de Londres ont observé 50 jeunes Allemands qui étudient à l’université de Maastricht aux Pays-Bas et qui ont récemment appris à lire, écrire et parler la langue locale, le néerlandais. Ils ont donné à certains participants un verre d’une boisson alcoolisée et à d’autres une boisson sans alcool. On leur a ensuite demandé d’avoir une conversation en néerlandais de quelques minutes. La quantité d’alcool qui leur a été administrée dépend de leur poids, mais équivaut à un peu moins d’une pinte (460 ml) de bière. Les conversations ont ensuite été enregistrées et analysées par un natif néerlandais qui ne savait pas qui avait consommé de l’alcool ou non.

Résultat de cette expérience : les participants ayant consommé de l’alcool s’en sortent beaucoup mieux que les autres, améliorant leur aisance à l’oral et leur prononciation. Toutefois, avant de tirer des conclusions définitives sur les bienfaits de la consommation d’alcool pour la maitrise des langues, les auteurs de l’étude rappellent que les participants ont consommé une faible dose d’alcool et qu’une quantité d'alcool importante n’améliore pas la diction. Autre précision importante, les volontaires savaient qu'ils avaient ingéré de l'alcool. Par conséquent, il est impossible de déterminer s'il s'agit d'un effet biologique de la consommation d'alcool, ou s'il s'agit d'un effet psychologique.

Ce lien entre bonne prononciation d'une langue étrangère et consommation modérée d'alcool avait déjà été étudié. Ainsi, en 1972, une étude avait ainsi déterminé que des Américains qui avaient bu de faibles doses d'alcool amélioraient leur prononciation de mots en langue thaï. La quantité idéale avait été chiffrée à quarante-quatre millilitres d'alcool. Au-delà, les sujets devenaient moins bons…

En effet, de nombreuses autres études ont établi que les gens alcoolisés mangent leurs mots, même dans leur langue natale. Avec 0,10% d’alcool dans le sang, le discours tenu est plus lent. Il contient plus de pauses que celui tenu par quelqu’un de sobre. Si une seule boisson peut délier la langue pour le meilleur, être saoul peut directement la lier de nouveau pour le pire…