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Artistes

Bigflo et Oli dénoncent les lacunes du rap français

23 novembre 2017 à 18h00 Par Aurélie AMCN
Crédit photo : Bigflo & Oli

Pour Bigflo et Oli, les textes de certains rappeurs français présentent de nombreuses lacunes. Ils nous disent lesquelles.

Dans le rap français, les rappeurs Bigflo et Oli se démarquent. D’abord, parce qu’ils ont commencé très jeunes, mais aussi parce qu’on pourrait les qualifier de "bons élèves du rap français". Leur nouvel opus, La Vraie Vie rencontre d'ailleurs un large succès en France, avec notamment les tubes Alors Alors, ou encore La Vraie Vie sans oublier leur dernier tube Dommage produit en collaboration avec Stromae (vidéo ci-dessous). 

Pour défendre ce nouvel album, le duo de frères toulousains parcourent les routes de France à la rencontre de leur public, mais ils enchaînent aussi les apparitions dans les médias. C’est ainsi que lors d’une récente interview accordée au média Télégramme, les deux frères ont longuement évoqué leur dernier projet musical, en affirmant qu’ils avaient « grandi. On ressent des choses qu’on avait refoulées dans le premier [album], un peu par bêtise adolescente ». 

Olivio et Florian ont aussi donné leur ressenti sur le rap français d’aujourd’hui. « Il fait débat, mais c’est une bonne chose, car de là naissent des sous-genres très différents », ont-ils d’abord expliqué. « Quand on compare Bigflo et Oli à du Jul ou du Nekfeu, ça n’a rien à voir. Mais ce que je regrette, c’est qu’il y a trop souvent des lacunes dans le texte, on privilégie la musique et l’Entertainment. Certains raps, également, proposent une vision très limitée sur beaucoup de choses, les femmes et la violence… », ont-ils poursuivi, avant de nuancer en affirmant que certains rappeurs jouent un rôle. 

Les deux frères toulousains de 24 ans et 21 ans préfèrent quant à eux aborder des thèmes beaucoup moins sexistes et moins violents. Eux s’inspirent en effet de leur vécu et de leurs « discussions entre frangins » pour écrire et composer. « On débriefe souvent de ce qui nous a touché dans la journée. On aime bien raconter des histoires sur d’autres gens, c’est ce qui est le plus facile à écrire pour nous. Ça devient toujours plus long quand il s’agit de raconter des choses très personnelles, qui nous touchent au plus profond », ont-ils ensuite confié à nos confrères bretons.