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Autolib pourrait s’arrêter dans les prochains jours en Ile-de-France

20 juin 2018 à 10h46 Par Mikaël Livret
Crédit photo : Wikipedia

Le service de voitures en libre service implanté dans la capitale et certaines villes de la Petite-Couronne pourrait s’arrêter ce jeudi, lundi prochain au plus tard. Ce serait la conséquence de la résiliation du contrat entre le groupe Bolloré et le Syndicat Autolib' Vélib' Métropole.

L’après est déjà négocié. La mairie de Paris souhaiterait rompre le contrat avec le groupe Bolloré qui exploite les Autolib. Un divorce douloureux qui pourrait couter 200 millions d’euros aux municipalités équipées en banlieue parisienne. Les communes, Paris en tête, seraient prêtes à payer pour éviter un nouveau fiasco, après celui du remplacement du Velib.

"Ça peut s'arrêter dès que nous recevons la notification, jeudi ou lundi au plus tard", précisait mardi à Europe 1 Marie Bolloré, la directrice de Blue Solutions, la holding mobilité électrique du groupe Bolloré, concepteur et exploitant des voitures électriques.

La mairie de Paris espère déployer environ 20.000 véhicules dès la fin de l’été

Dans le même temps, la mairie de la capitale planche sur des plan B, C, D et E. Depuis dix jours les constructeurs automobiles mais aussi avec les loueurs de voitures et les start-up du secteur se succèdent pour présenter des alternatives afin de remplacer rapidement le service de location de voitures électriques. L’hypothèse de véhicules en free-floating, en libre accès sans bornes serait privilégiée (comme pour certains opérateurs de scooters ou de vélos qui fleurissent dans les rues de Paris).

Les offres de Renault et PSA sont les plus avancées. La mairie de Paris espère avancer rapidement sur le dossier pour permettre de déployer environ 20.000 véhicules dès la fin de l’été.